Zvi Galor

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mise-à-jour : 3 Février 2004

Shalom Véronique,

Je vous remercie pour votre courriel du 24/1/02, que j'ai reçu aujourd'hui. Je vais essayer de répondre à vos questions en bas.

Véro baka écrit :

Camarade Zvi,
Boker tov!

Je suis très contente de ta réponse à mon e-mail et surtout de tes encouragements.

Et même l'environnement juridique n'est pas propice à l'éclosion des mouvements coopératifs. Il coexiste deux lois en cette matière : l'une considérant la coopérative comme une société commerciale et l'autre comme une association.

Zvi répond:

Dans la réalité, une coopérative est à la fois une entreprise commerciale qui se base sur des fondements économiques bien solides, et en même temps, une association de personnes.

La distinction est due à la non compréhension et à l'ignorance de ceux qui se prétendent leaders des coopératives.

Véro baka écrit:

Présentement je participe au séminaire sur "La lutte contre la pauvreté en RDC par le micro-financement" organisé par l'UNESCO et le Gouvernement.

J'espère que je serais en mesure d'y contribuer en proposant certaines pistes pour reculer la pauvreté en RDC.

Mais déjà il se pose un problème. Voyant l'ampleur prise par les Coopec, la Banque Nationale a fait adopter au Parlement un projet de loi sur les Coopec afin de réglementer ce secteur.

Ce qui est bon car il n'existait pas un cadre juridique régissant les Coopec. Seulement pour être agréer, les Coopec doivent avoir un statut à but lucratif. Ce qui est contraire à la notion même de la coopérative.

Dans son rôle de protéger l'épargne, elle demande aux Coopec d'exiger des garanties réelles au bénéficiaires de crédit pour que les Coopec puissent leurs accorder des crédits. Etant donné que les membres sont pauvres, sans biens immobiliers, ils ne peuvent accéder au crédit financé par leurs propres épargnes. Alors C'est plutôt les personnes non-membres de la Coopec, riches, qui bénéficient des crédits. On utilise l'épargne des pauvres pour financer les riches!!!

J'ai fait, aujourd'hui, ma présentation sur le mécanisme de fonctionnement d'une Coopec selon la vision israélienne et cela a épaté l'auditoire qui majoritairement était composé des adeptes de IMF (Institution du Micro-Financement) qui travaillent avec des fonds étrangers.

Je leur ai démontré avec des exemples pratiques les possibilités de mobiliser des fonds localement.

Seulement l'Instruction de la Banque Nationale qui exige les garanties réelles au Coopec pour l'utilisation des épargnes dans les opération de crédit constitue un frein à l'éclosion des Coopec.

Ainsi il m'a été demandé d'instruire la Commission de la manière dont l'école Israélienne peut résoudre ce problème.

Je dois me battre seule contre les membres de la commissions qui tous sont de l'école canadienne. Ce n'est pas facile. Néanmoins ils ont été admiratif du modèle simple et clair de la notion de Coopec à l'israélien. Une recommandation pour la formation sur les techniques de micro-financement est prévue à cet effet. Le séminaire va du 22 au 26 janvier 2002.

Camarade Zvi, quel est le cas en Israël? Pour les micro-crédits, quel est le système de garanties.

 

Zvi répond:

Il est fort important de définir la spécification de la garantie.

1. Si le crédit est destiné aux fins de consommation, il est indispensable d'obtenir une garantie appropriée du membre bénéficiaire. La garantie peut se présenter sous différents aspects, tels que la famille, un groupe d'amis, check-off, des biens ou d'autres formules.

2. Des qu'il s'agit du crédit pour la production, la règle est un peu différente. En général, la garantie dans une coopérative de production est liée au Triangle Essentiel de la Production (TEP). Cela veut dire que l'octroi de crédit est conditionné par le contrôle fait par la coopérative sur la commercialisation de la production. Par cette voie la coopérative peut récupérer le crédit octroyé, et payer aux membres la balance.

Dans aucun cas la coopérative ne réalisera de surplus, ni en approche ni en réalité.

 

Véro baka écrit:

Dans votre réglementation bancaire, quel est le rôle de la Banque nationale dans la protection de l'épargne?

 

Zvi répond:

La Banque Nationale d'Israël contrôle et protège la valeur et la disponibilité des épargnes des clients.

 

Véro baka écrit:

Les Coopec peuvent-ils disposer de l'épargne des membres pour octroyer des crédits?

 

Zvi répond:

Oui!Cela est leur rôle principal. La Coopec garde l'argent de ses membres, déposé en dépôt à terme, et paie sur ces dépôts un taux d'intérêt réel. Il génère des revenus en octroyant ces sommes aux membres ( ou non-membres , si les membres ne demandent pas la totalité des dépôts à terme) à un taux d'intérêt compétitif, c.a.d, un taux moins cher que celui des banques commerciales.

Quand la Coopec donne du crédit aux non- membres, elle facturera à un taux d'intérêt plus élevé, avec des garanties appropriée et solide et les revenus ainsi créés servent à payer les frais de fonctionnement de la Coopec, y compris l'intérêt sur les dépôts à terme des membres.

Il est fort important de noter:

Tous les revenus de la coopérative = les paiements pour le fonctionnement de la coopérative et l'intérêt payé aux dépôts à terme.

Donc, un bonne coopérative ne fait jamais de surplus.

 

Véro baka écrit:

et en cas de non-remboursement?

 

Zvi répond:

Non remboursement est un terme qui ne doit pas exister dans la réalité d'une Coopec. Le gérant est le seul responsable du remboursement. On peut le motiver en lui proposant une certain pourcentage, sur la somme que les membres remboursent à la coopérative.

Voici quelques interrogations qui pourrons aider à contribuer remarquablement à ces assises.

J'espère que les qq. mots que je vous envoie pourront vous servir. Il serait intéressant si tous les amis "canadiens" viendrons ici à un séminaire, peut être organisé conjointement nous et les canadiens pour discuter profondément ces points.

J'espère que j'ai clairement présenté le problème.

 

Véro baka écrit:

Encore une fois je te remercie, ainsi que tous ceux qui ont contribué à ma formation. J'attends, avec un grand intérêt, de te lire, Toda.

Shalom on ERTEZ ISRAEL.

Véronique.

 

Zvi répond:

Merci pour vos souhaits de la paix, et je fais les mêmes pour votre pays.

Zvi

 

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